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Dis Maman

Catégorie: Divers

« Dis Maman, comment fait-on pour penser à Papa et à Maman ? Je suis triste, les larmes coulent, je suis petite moi Maman, explique moi comment on fait, je n’y arrive pas » Ce sont les mots de ma fille Romane âgée de 5 ans et demi, ce lundi 26 octobre 2014, au téléphone, en vacances avec Albane, sa petite sœur âgée de 3 ans, avec ses grands-parents. Ses deux cousines sont là avec leurs papas.

C’est l’histoire d’une petite fille qui ne part pas pour la première fois, sans ses parents, avec ses grands-parents dans un lieu qu’elle connaît bien et qu’elle adore. C’est l’histoire d’une petite fille qui exprime sa tristesse à l’instant précis où elle la vit en mettant des mots dessus « je suis triste Maman, les larmes coulent », et qui grandit et (se) pose une question « comment fait-on pour penser à Papa et Maman quand on n’est pas ensemble ».

C’est l’histoire d’une petite fille qui se ballade, joue, découvre, seule ou avec sa petite sœur âgée de 3 ans et/ou avec ses cousines et qui profite pleinement de ses vacances dans un lieu intemporel dans la nature avec ses grands-parents. Elle est dans l’instant présent : dans ce qu’elle voit, entend, sens, touche et goûte dans le contexte et dans le lieu où elle passe ses vacances. Le beau temps est au rendez-vous !

Et voilà, que ses parents téléphonent, un soir, moment certainement très maladroitement choisi certes, mais ils sont sûrs de les entendre. De la joie de s’entendre au téléphone et de la partager avec son entourage, j’entends un « Maman, je te passe mes cousines ». On l’entend partir faire un tour, je me sens frustrée. ..Une petite conversation s’ensuit avec chacune des cousines. Je ressens cette parenthèse finalement comme un sas, une parenthèse dans le démarrage de la conversation qui me permet de mieux gérer une joie forte de l’entendre. C’est viscéral, mes filles me manquent ! Bien que frustrant dans les premières secondes, ce sas m’a permis de prendre un peu de recul par rapport à leurs absences, de mieux gérer ma joie impatiente et de me rendre plus disponible pour écouter, partager avec elle ses/leurs aventures quotidiennes. Je respire plusieurs fois tout doucement, j’accueille mes émotions entremêlées de joie et de tristesse. Puis, ma fille demande à parler à son Papa. A travers le haut-parleur, on entend au son de sa voix l’émotion grimper en flèche.

Elle redemande à me parler, et là exprime : « Dis Maman, comment fait-on pour penser à Papa et à Maman ? Je suis triste, les larmes coulent, je suis petite moi, Maman, explique moi comment on fait, je n’y arrive pas ». J’entends à sa respiration, ses sanglots, avec ses mots qu’elle comprend que nous sommes là, sans l’être physiquement, concrètement auprès d’elle, et qu’elle ne pense pas à nous quand elle joue, court, se ballade, rigole, se chamaille avec sa sœur et ses cousines.

J’écoute avec mon cœur, avec mon corps sans jugement. Je comprends et je ressens ce qu’elle traverse et ce qu’elle exprime à travers des mots. J’accueille pleinement ses émotions, sa question. Je la laisse vivre ce qu’elle exprime. J’entends sa question, son besoin d’être rassurée dans cette situation. En partageant de la douceur, de la tendresse, je lui pose des questions pour l’aider à préciser ce qu’elle ressent. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce que ça te fait ? Puis, nous arrivons à chercher une solution ensemble à sa question. Qu’est-ce que tu peux faire ? Qu’est-ce que je peux faire ? Qu’est-ce que nous pouvons faire, Papa et Maman, pour t’aider ?

Je lui rappelle qu’elle m’avait parlée de la photo de « moi princesse » dans le salon (moi en robe de mariée lol) qu’elle irait voir pour me voir. Avant son départ, elle demanda à son père de se donner rendez-vous le soir pour regarder les étoiles pour penser l’un à l’autre. « À quelle heure Papa ? Comment je saurai que tu es là ? ». Ils s’étaient donné rendez-vous à 20h. Elle se préparait à cette séparation le temps des vacances. Dès l’arrivée, elle m’a demandée au téléphone d’expliquer à son Pounet, son grand-père, qu’il l’emmènerait regarder les étoiles devant la porte d’entrée…Rassurée. Puis les jours suivent, nous n’appelons pas tous les jours. Pour nous, et pour les enfants, les appels sont à la fois joyeux et triste. Elle demande « maman, on se retrouve dans combien de dodos ? » Ah, ok dans 6 dodos. Compter les dodos permet de se rapprocher des retrouvailles. Et puis, je lui ai proposé d’aller voir son Pounet et de choisir des belles photos de Papa, Maman pour qu’il lui imprime, qu’elles pourraient garder près d’elle ou poser à côté de son lit, et faire un bisou quand elle le souhaite. Et que si elle avait besoin, elle pouvait demander à Moune, sa grand-mère, de la prendre dans ses bras et de lui faire un gros câlin.

Lors d’une séparation, ce n’est pas facile de trouver le bon moment pour téléphoner à ses enfants (âge maternelle/primaire). Nous n’avions sans doute ce soir-là pas choisi le bon moment et en même temps, je me dis ce qui est important, c’est de vivre ce qu’il y a à vivre quand cela se présente du mieux que l’on peut pour l’enfant et pour soi. Ce que j’en retiens : l’importance de préparer le départ, la période de séparation (aussi bien pour soi que pour son enfant !) qui fera l’objet d’un prochain article de blog où vous retrouverez « maman doudou ».

Et vous, comment gérez-vous les séparations pendant les vacances, les gardes alternées si vous êtes séparé(e) ? Avez-vous établi des rituels ?...

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